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  Cette fête est celle qui tient le plus au cœur du véritable ajaccien.
   Elle est née en 1656, à l’époque où plusieurs régions de l’Italie sont touchés par la peste. C’est le cas de la ville de Gênes ; c’est à cette époque que le Conseil des Anciens décide de mettre la ville d’Ajaccio sous la protection de la vierge miraculeuse de Savone, Notre Dame de la Miséricorde.
   C’est le 16 novembre de cette année que la Maginifica Communità et le Conseil des Anciens, réunis dans la salle del publico palazzo, proclament la Vierge de la Miséricorde patronne de la ville et prennent l’engagement perpétuel de fêter le 18 mars de chaque année. C’est le vœu des « Magnifiques Anciens ». Ils font édifier une chapelle de Notre dame de la Miséricorde dans la cathédrale d’Ajaccio.
   Depuis, les solennités débutent le soir du 17 mars par les prières traditionnelles devant la statue de Notre dame de la miséricorde située sur la place des Palmiers.

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Mare e monti

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 mer et montagne

  Constituée de 1700 sommets de 300 m à 2710 m, la montagne impose à la Corse son allure grandiose et  majestueuse. Le plus haut d’entre eux, le Cintu culmine à 2710 m.

  Ses 1000 km de côte, ses plages de sable fin, ses criques inondées de soleil, imposent à la Corse son aspect de terre idylique et d’image de cartes postales. 

   C’est que la corse est la marque d’une confrontation perpétuelle,  entre les rivages et  les montagnes, entre un dépeuplement des communes de l’intérieur et la concentration de ses habitants dans les agglomérations côtieres,  entre, des traditions qui luttent pour ne pas mourir dans les villages de l’intérieur,  et celles qui ont déja été remplacées sur la côte par des préocupations et des attitudes venues d’ailleurs.

   C’est cette confrontation, cette opposition des cultures qui font que la Corse est constament en recherche de son âme et son identité.

Quoiqu’il en soit, c’est cette diversité qui en fait sa grandeur et sa richesse.

La mer

Paul Verlaine

La mer est plus belle
Que les cathédrales;
Nourrice fidèle,
Berceuse de râles;
La mer sur qui prie
La Vierge Marie!
Elle a tous les dons,
Terribles et doux.
J’entends ses pardons,
Gronder ses courroux;
Cette immensité
N’a rien d’entêté.
Oh! Si patiente,
Même quand méchante!
Un souffle ami hante
La vague, et nous chante:
“Vous, sans espérance,
Mourez sans souffrance!”
Et puis, sous les cieux
Qui s’y rient plus clairs,
Elle a des airs bleus,
Roses, gris et verts…
Plus belle que tous,
Meilleure que nous!

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La Montagne

Ma montagne est un lieu que moi seul je connais.
Elle est animée par une force incroyable
Cachée derrière ses creux et ses lignes ondulées
Qui en rien ne séparent ses formes immanquables.

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Le Culte de la Mort

  ” Quelqu’un rend l’âme dans l’ombre fraîche, remplie d’yeux et de chuchotements, le froid murmure du sentir expirant.

   Peut-être son ultime pensée ira-t-elle au dernier sillon qu’il traçait hier, cette terre qu’il travailla, où il fit jaillir la récolte, et où désormais il reposera.

   C’est le soir, et dès que s’échappe le dernier soupir, un parent, un ami, allume un cierge et le place successivement dans chaque main du moribond : puis il l’éteint et la fenêtre ou la porte reste ouverte, afin que l’âme puisse prendre son vol vers le ciel. On ne la referme qu’après l ‘enterrement”

Franck CIMART. POUR EN SAVOIR PLUS… La présente évocation est inspirée d’un livre : “CORSE”, paru aux Editions Christine BONNETON.

 

Cimetière marin de Bonifacio

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 cimetière de Tralonca (Hte Corse)

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 Cimetière d’Ajaccio 

 (route des Sanguinaires) 

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 Qui n’en a pas goûté ne connaît pas l’île » (Bergerat)

 ” À la suite de la fabrication du fromage, le lactosérum est récupéré, additionné au lait frais et chauffé jusqu’à 75 – 80 °C. Survient alors l’instant magique de l’apparition du brocciu à la surface du mélange. Le berger-fromager dépose manuellement la délicate mousse laiteuse dans les faisselles (fattoghje ou casgiaghje).
  Les gourmands savent qu’après refroidissement et égouttage court (2 à 3 heures), le brocciu est consommable. Il peut être également séché et affiné, il s’agit alors du brocciu passu.
  Le brocciu se consomme nature, sucré ou salé, en omelette, dans les farces. Il s’accommode parfaitement avec le poisson, est volontiers utilisé frais accompagné d’une goutte d’eau de vie pour relever sa saveur délicate. Il rentre notamment dans la composition de nombreuses pâtisseries : cuites au four, frites, en tartes, en chaussons… elles sont restées l’élément indispensable et distinctif des fêtes familiales.”
Syndicat AOC Brocciu
7, bd Général de Gaulle
Place Saint Nicolas
20200 Bastia   

La traite des brebis

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La fabrication du brocciu

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 Les beignets au brocciu…dégustation !

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   La silhouette, robuste, ombreuse, protectrice et bienveillante du châtaignier est tellement liée à celle de la Corse que l’on a pu parler d’une véritable “civilisation de la châtaigne”. Il est vrai que pendant longtemps, la châtaigne, quasi monoculture en cette région de Corse, réduite en farine, formait la base principale de l’alimentation des habitants..

  L’île reste certainement une des dernières régions du monde où l’on consomme la châtaigne comme une céréale. Protégeant de tout temps la population des famines, les Corses appellent respectueusement le châtaignier “l’arbre à pain”. Vers la fin du XVIIe siècle on estimait qu’un pied de châtaignier nourrissait convenablement une famille pendant un mois… « Tant que nous aurons des châtaignes, nous aurons du pain » déclarait Pascal Paoli

http://www.chataigne-corse.fr/

Tout commence en novembre par la récolte :                                                   

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 Ici, mal au dos s’abstenir..!

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Puis arrive la phase du séchage dans un caseddu.

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 Le feu brûle jour et nuit pendant 21 jours. Il est alimenté exclusivement par du bois de châtaignier.

 

Un moment important: Le décorticage et le triage: “La Pistèra”

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La phase du passage au four,..le biscuitage

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Derniere opération : Le passage au moulin.

 

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Un hymne à la châtaigne :

La CASTAGNICCIA

Située au centre Est de la Corse, la région est recouverte de châtaigniers.

En Castâgniccia, on trouve de très nombreux petits villages,  aux maisons en toits de lauze.

La religion est présente partout, elle se matérialise notament par de une multitude de chapelles Romanes et d’églises baroques.

 

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Et le Final….

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  Tous les ans au mois de juin,  à lieu sur la commune d’Ucciani la rituelle bénédiction des petits pains de St Antoine. Cette cérémonie se déroule dans une petite chapelle isolée située  entre les villages de Tavera et Ucciani. Aprés une messe en plein air qui rassemble traditionnellement une cinquantaine de fidéles, la statue du Saint est transportée en procession aux alentours de la chapelle.

  Certains fidéles venu des environs, ont amenés dans des paniers d’osier des petits pains qui seront distribués à la fin de la cèrèmonie. A chacun sa recette… mais ce qui est important,  c’est que pendant toute l’année, ils seront une protection contre le mauvais sort.

  Cette distribution qui était à l’origine un acte de solidarité et de charité Chrétienne, à l’image de la bonté du Saint que l’on honore, s’est transformé au  fil du temps en une croyance tenace destinée à  protéger les fidéles de ce mauvais esprit.

 

                                                                                                                                                                                     

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L’été  

 

Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.

Théodore de Banville (1823 - 1891)

                         

               

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 L’automne

Quand automne en saison revient

Quand automne en saison revient,
La forêt met sa robe rousse
Et les glands tombent sur la mousse
Où dansent en rond les lapins.

Les souris font de grands festins
Pendant que les champignons poussent.
Ah ! que la vie est douce, douce
Quand automne en saison revient.

SAMIVEL (1907-1992)

 

 

 

 

 

 

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L’hiver

La neige
Regardez la neige qui danse
Derrière le carreau fermé.
Qui là-haut peut bien s’amuser
A déchirer le ciel immense
En petits morceaux de papier ?


Pernette Chaponnière

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Le printemps

C’est dans le ciel clair
Un sifflement d’ailes,
Les roses nouvelles
Frissonnent à l’air
Bourdonnant d’abeilles.

Le soleil léger
Caresse les feuilles.
Ah ! que tu le veuilles
Ou non, va, chargé,
Du fruit de tes veilles.

Mais sois ingénu
Comme cette brise
Qui souffle et te grise
D’un philtre inconnu !

Francis Carco, 1913

 

 

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 Toi mes 4 saisons…

 

Au printemps naissent toutes les fleurs
La vie commence avec force et ardeur
Au printemps c’est l’envie qui est forte
La vie frappe a toutes les portes
L’éte nos souffles sont enchantés
la vie ne peux que se chanter
L’été l’amour est de mise
volent les baisers dans la bise
L’automne brille de toutes ces couleurs
dèjà on marche avec moin de ferveur
L’automne lentement se fait douceur
mais la vie ne sait se faire lenteur
L’hiver t’ envahie, doucement en toi s’immice
La nuit te porte doucement vers les prémice
L’hiver, ton coeur à froid, il ne sait se réchauffer
regarde tout ne deviend que le passé…
J’ai aimé les saisons de l’amour
Mais le temps à lancé le compte à rebourt
j’ai froid dedans, j’ai froid dehors, j’ai froid au coeur
Les saisons m’ont fuis et ne m’ont laissées que la peur
Siffle toi la mésange
Tu seras mon ange
Nos vies se mélangent
je prie pour que rien ne te dérange
A toi mes 4 saisons….

 
    

 

 

 

 

   

 

 

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C’est  dans ces maisons, que vivaient autrefois nos ancêtres.

 Parfois hameau abandonné, parfois maison isolée perdue en plein maquis, elles constituent la traçe  d’une vie passée.

 Ces ruines semblent  prétendre à une renaissance, en lançant un appel aux hommes d’aujourdhui..

Muna (Murzo, Corse du Sud)

 
Sumiammi in Muna
O quant’edda m’accunsente
In piazza à lo mio casuccia
Parlendu à queddu straduneddu
Cum’é quandu era ziteddu.

 

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 Muna, village abandonné

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 Tralonca  (Haute Corse)

“I pagliaghji”

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Le village

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U Tassu (cristinacce)

95 habitants en 1537

Le dernier habitant est mort en 1935

Aujourd’hui,  place au silence de la nature

 

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Tavera (corse du sud)

Hameau du Vignale

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A Santa di u NIOLU

 Depuis 5 siecles, se déroulent chaque année à Casamacciuli les 7, 8 et 9 septembre les festivités de célébration de la Vierge plus connues sous le nom de  “A Santa di u Niolu”.

 Cette commèmoration religieuse est la marque de l’appartenance de tout un peuple à une tradition ancestrale.

 En marge de ces festivités se déroule la traditionnelle foire agricole, commerciale et culturelle;

 Ici, le sacré se mélange au profane..

Procession dans les rues de Casamacciuli dsc_02311

 

 

 

Place de l’Eglise à Casamacciuli dsc_00721

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 A santa

 

 

 

 Néanmoins,  la Foi reste prépondérante…

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